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Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
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Hollywood Kids

Les Gosses d'Hollywood
Des enfants sauvages

«D'après ma propre expérience, compte tenu de ce que j'ai vu et de ce qu'on y trouve - ce n'est vraiment pas pour les enfants.»

Prenant la suite des Hommes d'Hollywood puis des Femmes d'Hollywood, cette courte série documentaire, qui montre Hollywood tel qu'elle est aujourd'hui, se tourne cette fois avec Hollywood Kids vers la jeune génération pour un résultat aussi choquant que dans les premières émissions de la série.

De nombreux enfants de célébrités sont interviewés, parmi lesquels la petite fille de Robert Mitchum et les filles de John Wayne et de Peter Sellers. Le sont également des célébrités elles-mêmes, comme Jackie Collins et Zsa Zsa Gabor. Des habitants apportent leur contribution à l'émission. «Tout le monde essaie de dépasser les autres» indique un agent immobilier en décrivant la compétition aiguë qui règne dans la société de Hollywood. Dans le même sens, une esthéticienne de Beverly Hills résume la situation en indiquant que si vous vivez à Hollywood, «vous êtes dans un concours de beauté à partir du jour où vous sortez du ventre de votre mère».

Allant plus loin, l'émission poursuit en soulignant qu'au lycée de Beverly Hills par exemple, les voitures qu'on trouve sur le parking des professeurs ont peu de choses à voir avec celles des élèves. Les enfants d'Hollywood disent maintenant à leurs professeurs : «Vous êtes qui, vous ? Vous ne devez pas vous faire plus de 25 000 ou 30 000 $ par an. Ma mère gagne ça dans la journée ! Pourquoi est-ce que je ferais les devoirs que vous me donnez ? Pourquoi est-ce que je vous écouterais ?» Puis l'émission change rapidement de sujet et ses responsables se penchent alors sur les différentes conséquences d'une telle logique. Un des premiers sujets abordés est la drogue.

Un participant compare le milieu de la drogue de Los Angeles à celui de la mode, dans son comportement vis à vis des vêtements. Arrive le dernier produit d'un créateur et tout le monde veut l'essayer ou, plus exactement, être vu en train de l'essayer. Dans ce qui est désormais un cercle vicieux, cet engouement passager retombe uniquement pour qu'un autre prenne sa place.

Après environ une demi-heure d'émission, on passe à l'interview de Paul Peterson. Lui-même ancien enfant-star, Peterson joua le personnage de Jeff Stone dans la sit-com The Donna Reed Show, produite de 1958 à 1966. Son personnage astucieux mais sensible fut rapidement très populaire auprès du public et Peterson devint l'une des toutes premières «idoles adolescentes». Ayant fait l'expérience directe de ce phénomène écrasant, Peterson fonda plus tard A Minor Consideration, une oeuvre charitable sans but lucratif qui offre son aide aux enfants célèbres qui connaissent des problèmes en raison de leur célébrité. Peterson se souvient d'avoir approché River en 1992 pour lui offrir une aide qui fut immédiatement rejetée.

Peterson aborde alors les événements de l'année suivante, devant le night-club d'Hollywood, le Viper Room, et suggère que si quelqu'un sur place avait seulement révélé quelle drogue était en cause, les secouristes auraient pu sauver River. Cette opinion a longuement été discutée par les médias en novembre 1993, mais, quoi qu'il soit arrivé cette nuit-là, on peut douter qu'un antidote suffisamment puissant existe qui vienne à bout non pas d'une mais de huit doses mortelles d'héroïne.

Est également interviewée une personne qui se trouvait cette même nuit à l'extérieur du Viper Room et qui fut le témoin direct de la scène, Ron Davis. Ressemblant de manière étonnante à Dermot Mulroney deThe Thing Called Love, Davis est présenté comme un «photographe de célébrités» plutôt que comme un paparazzi, ce qui, du moins en l'occurrence, est une distinction subtile mais méritée. Dans ce qui devint un acte bien connu mais néanmoins désintéressé, Davis décida d'ignorer son propre intérêt professionnel et choisit de ne prendre aucune photo de ce qu'il avait alors sous les yeux. Cet acte réfléchi se situe à mille lieues, au sens figuré comme au sens propre, de l'action de profanation qui devait avoir bientôt lieu dans un centre funéraire de Floride, quelques jours plus tard.

Davis rappelle comment, alors que s'accomplissait le drame de cette nuit-là, aussi bien lui que d'autres personnes sur place en étaient presque venus à souhaiter que River ait des convulsions. «Au moins, on savait qu'il était toujours en vie» se rappelle-t-il en frissonnant.

Toujours choqué par les événements, Davis semble encore frustré par le fait que, ce soir-là, aucune décision rapide n'ait été prise. Il se souvient du portier du Viper Room, criant au petit groupe d'amis accompagnant River d'appeler les urgences. Faisant écho au commentaire précédent de Peterson et se souvenant de leur réponse : «il va bien, il va bien», Davis évoque «leurs mensonges et leurs excuses pour sauver sa réputation. Essayer encore de le protéger - alors qu'il était en train de mourir».

Après une pause abrupte de publicité, l'émission se tourne alors vers la prostitution et une demi-douzaine de prostitués des deux sexes sont interviewés dans la rue. Ayant le look «grunge» ou BCBG, ils ou elles se définissent comme des «artistes professionnels». Bien que le documentaire démontre que les deux derniers sujets, drogue et prostitution, sont profondément liés, il est révélé que beaucoup des jeunes gens et des jeunes filles qui travaillent dans les rues de Los Angeles ne le font que pour l'excitation que cela procure. Quand quelqu'un parle de la logique «Je vais faire du mal à Papa maintenant et je vais me vendre !», cette attitude rappelle quelque chose de vaguement familier et on n'a besoin que de quelques instants pour mettre le doigt dessus. Ce n'est pas sans surprise qu'on se rend compte que ce sont les vrais Mike Waters et Scott Favor que nous venons d'écouter pendant ces dernières minutes.

On estime que 10 000 jeunes ayant fui leur foyer arrivent chaque année à Hollywood. Ce que ces jeunes cherchent quand ils descendent du bus au centre d'Hollywood est à mille lieues de ce qu'ils se retrouvent à chercher quelques mois plus tard, alors que l'argent leur manque. «C'est seulement temporaire» déclare un jeune homme qui loue ses charmes, «jusqu'à ce que je rétablisse la situation et que je trouve un travail régulier comme n'importe qui et que je commence à vivre ma vie comme n'importe qui d'autre»

Une vie normale comme n'importe qui d'autre... Après une ou deux années à Hollywood, il semble qu'ils ne souhaitent rien d'autre que ce qu'ils avaient fui à l'origine.

C'était une autre tragédie, offerte par les rues d'Hollywood.

"Ils vivaient leur mensonge - "River Phoenix ne peut avoir de problème de drogue. Il ne mange même pas de viande !"

Eh bien ! il ne mange plus rien maintenant...
"

- Paul Peterson


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