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«On bougeait tout le temps. Quand j'avais quatre ans, j'ai beaucoup entendu "Fire and Rain" (Feu et Pluie). On était au Mexique et je jouais avec une lampe torche qui allait s'éteindre et on n'avait pas les moyens d'acheter des piles. Mon père m'a demandé de m'arrêter, mais je voulais voir jusqu'où je pouvais pousser quelqu'un, alors j'ai continué de l'allumer et de l'éteindre. Il m'a dit : "Est-ce que tu peux t'arrêter s'il te plaît ?" avec une voix sévère et il m'a arraché la lampe des mains et l'a mise dans la boîte à gants en claquant le volet. La chanson jouait tout le temps et c'est quelque chose qui m'est resté. J'ai senti le tremblement, la crainte de l'autorité et j'ai compris que l'on doit respecter les gens. Qu'il y avait une raison derrière. C'était le premier concept de réalité en ce qui concerne les relations. J'ai vu qu'il n'y a pas seulement ce monde d'imprécision dont on sort à l'improviste.»
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River Phoenix sur l'époque où il grandissait en Amérique centrale, quand il vivait dans un vieux van reconverti en mobil-home.
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Juste hier matin, ils m'ont appris que tu étais partie,
Susan, avec leurs plans, c'en est fini de toi,
Je suis sorti marcher ce matin et j'ai écrit cette chanson.
Je ne peux simplement pas me rappeler à qui l'envoyer.
J'ai vu le feu et j'ai vu la pluie,
J'ai vu les beaux jours dont je pensais qu'ils ne finiraient jamais,
J'ai vu des temps solitaires où je ne pouvais trouver un seul ami,
Mais j'ai toujours pensé que je te reverrai.
Ne me méprise pas, Jésus,
Tu dois m'aider à tenir bon,
Tu dois juste me voir traverser un autre jour,
Mon corps me fait mal et mon temps s'approche,
Je n'y arriverai pas autrement.
Oh ! j'ai vu le feu et j'ai vu la pluie,
J'ai vu les beaux jours dont je pensais qu'ils ne finiraient jamais,
J'ai vu des temps solitaires où je ne pouvais trouver un seul ami,
Mais j'ai toujours pensé que je te reverrai.
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