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dans Rio's Attic:

Hollywood

Los Angeles

Florida

Terry Gilliam

Jonathan Pryce

George Sluizer

Dark Blood

My Own Private Idaho

Mike Waters

Judy Davis

The Vanishing

New York

Bob Pigeon

Agnieszka Holland

Amsterdam

World Cinema: Diary of a Day

Peter Cowie

Jack and Jill

Robbie Baitz
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
American EnglishEn Français

World Cinema : Diary of a Day

Cinéma mondial : Journal d'un Jour

Edité par Peter Cowie
Première édition 1995


ISBN 0-87951-573-2 (broché, 416 pages)

Publié à l'occasion du 100ème anniversaire du cinéma, ce livre promettait d'entrée une lecture intéressante compte tenu de son sujet plutôt inhabituel. Plus de mille personnes impliquées dans l'industrie cinématographique du monde entier ont été invitées à tenir un journal de leurs activités pendant une journée particulière - le jeudi 10 juin 1993. Ce livre se présente donc comme une compilation de plus de quatre cents de ces notes et tous les aspects de la production cinématographique sont représentés grâce à la présence de contributions de professionnels comme les réalisateurs, les scénaristes, les acteurs, les maquilleurs et les costumiers.

Une première référence à River apparaît de manière surprenante dès le début du livre - au troisième article pour être précis, quand Agnieszka Holland, une actrice polonaise qui se trouvait à Los Angeles ce jour-là, raconte une rencontre particulièrement poignante avec River.

Journée terriblement remplie. Los Angeles. Chaleur.

Puis une soirée détendue avec ma soeur et des amis ; nous sommes revenus à l'hôtel à 1 heure du matin (déjà le 10 juin). Je savais que River arriverait tardivement à cause de son avion, après 10 heures du soir. Je pensais qu'il dormirait (en Floride d'où il venait, il était déjà 4 heures du matin) mais un réceptionniste m'a donné un tas de messages de sa part et on m'a dit qu'il était toujours debout. Je l'ai appelé ; il demande à me voir immédiatement. Il était en nage, ivre, fatigué, très beau. J'ai soupçonné qu'il venait de lire Jack and Jill, un scénario de Robbie Baitz qui doit être mon prochain film. Il veut vraiment jouer Adam. Il a joué Adam pendant une heure. Il a réussi ce qu'il voulait ; je me suis échappé de sa chambre, morte de fatigue, mais j'étais convaincue que parmi les autres merveilleux acteurs que j'avais rencontrés pour ce rôle, personne d'autre que River n'aurait une telle vérité, un tel courage et une telle conscience d'autodestruction.

En face de cet article on peut voir la première des deux photographies qui montrent River. Celle-ci se trouve être la photo faite pour la publicité de My Own Private IdahoMike Waters tient une fleur à l'enterrement de Bob Pigeon. Il n'y a pas d'article de River dans le livre, mais il est cité dans plusieurs autres contributions.

Par exemple, le réalisateur Terry Gilliam se réfère brièvement à lui quand il raconte sa rencontre avec l'acteur Jonathan Pryce. Son ami vient le voir pour recueillir son avis sur le choix à faire entre deux films antagonistes - un film hollywoodien à gros budget ou un film bien plus modeste et sombre d'un réalisateur néerlandais. Il s'agit en fait de Dark Blood et l'une des contributions les plus fascinantes est apportée par le réalisateur du film, George Sluizer. Il est particulièrement intéressant de noter que les germes du conflit étaient déjà en place à ce stade du projet, plusieurs mois avant le début du tournage.

George Sluizer, un Hollandais au flair cosmopolite, réussit à atteindre une place au soleil méritée avec The Vanishing (La Disparue -1988). En 1993, il était en plein milieu du tournage de Dark Blood quand River Phoenix, une des stars principales, s'écroula et mourut devant un night-club de Los Angeles le 31 octobre. Le film dut s'interrompre puis fut abandonné. Bien sûr l'article a été écrit avant cette catastrophe :

Décalage horaire. Juste descendu de l'avion [à New York] en provenance d'Amsterdam pour la pré-production de Dark Blood. On m'appelle parce qu'on souhaite modifier ou amender mon contrat déjà signé pour qu'il puisse y avoir une version sexy, plus sexy et très sexy du film selon les règles nationales de censure. Ça me donne l'impression d'être un souteneur vendant du sexe, au lieu de filmer d'après des émotions.

6 heures du soir. Longue conversation avec Judy Davis sur sa profession dans Dark Blood et certaines des motivations de son personnage. On a beaucoup parlé d'implants mammaires ! Rétrospectivement - après avoir raccroché - je suis irrité par notre échange en partie frivole. Certains d'entre nous font des films car ils sont incapables de communiquer. En exagérant un peu, je pourrais ajouter que j'aime faire des films pour éviter le téléphone.

Malgré tout cela, j'ai commencé, il y a deux jours, à travailler sur un nouveau scénario que j'avais mis de côté pour quelques temps. Le film se rattache à tous les massacres qu'on trouve partout sans distinction - et le Moyen Orient en a été le terrain le plus fertile...


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