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Hermann Hesse

Siddhartha

A Night in the Life of Jimmy Reardon

Germany

Prince Siddhartha Gotama

Switzerland
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
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Siddhartha

d'Hermann Hesse
Première édition 1922


ISBN 1-56731-007-9 (broché,122 pages)

Hermann Hesse naquit en 1877 en Allemagne. Il s'installa en Suisse, dont il prit la nationalité, en 1921 et il y fit toute sa carrière d'écrivain jusqu'à sa mort en 1962. Hesse reçut le prix Nobel en 1946.

Inspiré par un profond respect pour la philosophie indienne, l'auteur mit trois ans à écrire Siddhartha qui devint depuis lors son oeuvre la plus célèbre. Ce court roman s'attache à la vie du Prince Siddhartha Gotama.

Le nom de Siddhartha a deux significations - «celui qui est sur la juste voie» et «celui qui a atteint son but». Incapable d'atteindre la paix intérieure, Siddhartha, pour trouver son propre salut, quitte son père et abandonne le chemin prédéterminé de la carrière qu'on s'attendait à le voir suivre.

Ce court roman décrit comment Siddharta recherche, sa vie durant, l'illumination qui apaisera son âme troublée.

Siddhartha se rend compte que les maîtres ne transmettent qu'une connaissance de seconde main. Même les écritures sacrées ne le satisfont pas car elles ne lui montrent pas le chemin, la voie de la découverte de l'ultime réponse à l'énigme du rôle de l'humanité sur Terre. Il découvre que la recherche de la connaissance de soi est en fait un sentier que l'on doit parcourir soi-même.

Satisfait, il contemplait l'eau du fleuve qui coulait et jamais il n'y avait pris tant de plaisir. Jamais il n'avait discerné d'une façon si agréable et si claire la voix et l'enseignement de cette eau fuyante. Il crut comprendre que le fleuve avait quelque chose de particulier à lui dire, quelque chose qu'il ignorait encore et qui l'attendait.

Le sentiment qu'il éprouvait pour lui, c'était à la fois de l'amour, du charme, de la gratitude. Dans son coeur, il écoutait parler la voix qui s'était réveillée et qui lui dirait : «Aime-les, ces eaux. Demeure auprès d'elles. Apprends par elles !» Oui, il apprendrait par elles, il devinerait leurs secrets, il acquerrait le don de comprendre les choses, toutes les choses, et de pénétrer dans leur mystère.

Pour atteindre l'illumination totale, Siddhartha abandonne tous ses biens. Il décide que, s'il peut laisser son Moi disparaître, alors quelque chose de plus profond que le Moi s'éveillera. - l'Etre intérieur. Le livre, et bien sûr la philosophie de Siddhartha, se révélèrent très populaires chez les jeunes membres du mouvement hippie américain à la fin des années 1960. Dans une communauté de l'Oregon où ils lisaient le livre à voix haute et en groupe, deux futurs parents considéraient les effets que le Fleuve de la Vie avait sur Siddhatha et ce que ce fleuve lui enseignait. Ils choisirent le nom de leur premier-né sous cette influence.

River lui-même s'est tourné vers ce livre comme ses parents presque vingt ans plus tôt. Entre les prises de vues, sur le plateau de A Night in the Life of Jimmy Reardon, non seulement il lut le livre mais il le fit aussi à l'envers, juste pour voir si c'était possible.


ISBN 0-8112-0292-5 (broché,122 pages)


ISBN 0-330-23481-1 (couv. souple, 119 pages)

Au point du jour, Siddhartha demanda à son hôte, le batelier, de le passer sur l'autre rive, sur un radeau de bambou, à la clarté de l'aube qui donnait aux ondes larges une teinte rougeâtre.

«C'est un beau fleuve», dit-il à son compagnon.

- Oui, répondit le batelier, un très beau fleuve et je l'aime par dessus tout. Souvent je l'ai écouté, souvent j'ai lu dans ses eaux et toujours il m'a enseigné quelque chose. Il y a beaucoup de choses qu'une rivière peut vous enseigner.

- Je te remercie, mon bienfaiteur, lui dit Siddhartha, en mettant le pied sur l'autre rive. Je ne puis t'offrir pour ton hospitalité aucun cadeau, mon ami, ni aucun salaire. Je n'ai ni patrie, ni foyer, je suis le fils d'un brahmane, un Samana.

- Je l'ai bien vu, dit le batelier, et je n'ai attendu de toi ni cadeau, ni salaire. Le cadeau, tu me le feras une autre fois.

- Crois-tu ? demanda Siddhartha en riant.

- Certainement. Le fleuve me l'a dit : tout revient ! Et toi aussi, Samana, tu reviendras. Pour le moment, bon voyage ! Que ton amitié soit mon salaire !»


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