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Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
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In Search Of River Phoenix

The Truth Behind The Myth

(A la recherche de River Phoenix

La vérité derrière le mythe)

de Barry C. Lawrence
Première édition 2004


ISBN 0-96724-919-8 (couv. souple, 456 Pages)

La curiosité initiale du lecteur face à la longueur inattendue de ce livre se transforme rapidement en inquiétude évidente devant le traitement ultra-rapide des débuts de la carrière de River. Quand une biographie de River Phoenix aborde Running on Empty alors qu'on ne se trouve pas encore au quart du livre, on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine gêne.

D'emblée, l'auteur exprime sa reconnaissance à certains de ses prédécesseurs, auteurs de biographies de River. Cela constitue une sorte de beau geste car il semble n'avoir eu aucun scrupule à emprunter leur travail, prélevant çà et là des sections entières de leur œuvre et les présentant à son compte. A titre d'exemple :

River Phoenix - La Biographie, Page 129 :
Edition 1995

Bien que River passe la plupart du temps en ville avec Sue Solgot, il se retrouve de plus en plus à soutenir un nombre croissant de membres de la tribu Phoenix. Il y a désormais plus d'une douzaine de personnes hébergées dans la propriété Phoenix à Micanopy, qui vivent dans deux caravanes, un motor-home et dans l'appartement vide de l'acteur au-dessus de son studio d'enregistrement. Ces parasites irritent les amis indépendants de l'acteur qui les surnomment « les sangsues » [Klingons en anglais - de "cling - s'accrocher" par référence aux Klingons de StarTrek]. Celles-ci justifient leur présence en aidant au jardin, en faisant du secrétariat, en assurant la sécurité et en faisant les courses. Beaucoup pensent qu'ils exploitent l'aisance financière de l'acteur qui leur porte des sentiments paternels et certains comparent même la large famille Phoenix à une « secte staliniste ».

A la recherche de River Phoenix, Page 173 :
Edition 2004

Quoique River reste d'habitude en ville avec Sue, il se retrouve de plus en plus à soutenir un nombre croissant de membres de la tribu Phoenix au ranch de Micanopy. Il y a maintenant plus d'une douzaine de personnes qui vivent dans deux caravanes, un motor-home et dans l'appartement vide de l'acteur au-dessus de son studio d'enregistrement. Ces parasites irritent les amis indépendants de River qui les surnomment « les sangsues », qui justifient leur présence en faisant du jardinage et du secrétariat, en assurant la sécurité et en faisant les courses. Beaucoup pensent qu'ils exploitent l'aisance financière de l'acteur qui leur porte des sentiments paternels ; certains comparent même la large famille Phoenix à une « secte staliniste ».

Ce genre de vol à la tire concerne même des sections de Rio's Attic. Nous espérons seulement que les autres auteurs seront aussi chatouilleux que nous sur toute l'affaire.

Rio's Attic - Phoenix TV - Flea Master Session :
Publié en 2003

Dans cette vidéo on peut apercevoir un autre personnage qui apparaît trop rarement en public. Car c'est ici qu'on peut rencontrer River tel qu'en lui-même. C'est River qui parle de son premier et grand amour - la musique et la guitare. Cela devrait être un vrai plaisir.

Mais ce n'est pas le cas.

Flea parle de manière vivante et avec enthousiasme de son amour de la musique. Il dit comment, pour composer de grandes chansons, on doit seulement être soi-même avec ses propres émotions. Mais parfois River n'a tout simplement pas l'air intéressé ; et cela fait mal au coeur de le voir ainsi. Il est fatigué, sa voix est basse et rauque et il a du mal à se concentrer. River se frotte les yeux avec insistance du début à la fin du programme et il a l'air de quelqu'un qui n'a besoin de rien d'autre qu'une bonne nuit de sommeil.

In Search of River Phoenix, Page 284:
Edition 2004

L'émission montre River parlant de ses premières grandes amours, la musique et la guitare, avec Flea qui joue des morceaux sur sa basse. On peut voir de brefs moments de River tel qu'en lui-même. Cela devrait être un vrai plaisir de le regarder mais ce n'est pas le cas. Il n'a tout simplement pas l'air intéressé. Il a l'air fatigué, sa voix est basse et rauque et il a du mal à se concentrer. Il se frotte les yeux tout au long du programme ; il renifle constamment. Il a vraiment l'air de quelqu'un qui n'a besoin de rien d'autre qu'une bonne nuit de sommeil.

Comme si les nombreuses images d'enfants nus n'étaient pas suffisantes (ne cherchez même pas… - page après page, une couverture sensationnaliste et sinistre des Enfants de Dieu), le côté décousu des chapitres rend la lecture assez difficile. Par exemple, après avoir discuté de My Own Private Idaho pendant un chapitre, l'auteur se lance sans explication dans une diatribe sur la chiromancie, le oui-ja et l'astrologie avant de repartir sur la carrière de River aussi brusquement qu'il l'avait quittée.

Dans un autre chapitre, on trouvera encore pire mais aucune chance d'en voir ici un seul mot. Il suffira de dire que la méthode qui consiste à imprimer des stupidités construites de toutes pièces – l'aveu en est fait plus loin - par certains esprits malades que l'auteur semble heureux d'interviewer, est une manière particulièrement ignoble d'obtenir un retour financier sur des folies investigatrices très coûteuses. Bien sûr à ce moment là, plus de « Vérité derrière le mythe », c'est plutôt le « Mythe derrière la vérité ».

Surmontez tout cela cependant et vous serez amplement récompensés. Le style se transforme complètement dans la seconde moitié du livre.

Udo Kier se souvient. « Quelle pitié ! Je me suis sentis vraiment mal pendant longtemps parce que c'était quelqu'un de bien. J'étais en colère ; chaque décès est triste, mais celui-là l'était spécialement parce qu'un grand talent disparaissait. Pour moi en tant qu'acteur, c'était très triste de voir mourir un tel talent ; pas l'homme, pas la chair, mais le talent. Le talent est quelque chose qui ne s'apprend pas - vous l'avez ou vous ne l'avez pas. Vous pouvez apprendre une technique pour le cinéma, mais beaucoup de jeunes acteurs font l'erreur de regarder James Dean ou d'autres acteurs, encore et encore, en essayant de les imiter. C'est ce qu'on peut faire de pire. River ne ressemblait à personne. Il était River Phoenix. C'est comme quand James Dean mourut, de nombreuses personnes essayèrent d'être le nouveau James Dean. Mais on ne peut jamais être le « nouveau » quelqu'un. Il n'y a qu'une seule Marilyn Monroe, il n'y a qu'un seul Elvis Presley, un seul James Dean. Et il n'y a qu'un seul River Phoenix.

Le sentiment familier d'effondrement, déjà si présent à la lecture de la mort de River dans d'autres biographies, revient plus aigu que jamais. Les pages finales de ce même chapitre rendent cependant ce livre différent des précédents.

Bien sûr, il faut attendre la page 319, mais l'auteur abandonne enfin son obsession irritante pour des banalités, sa controverse sans intérêt avec Arlyn Phoenix et, à la place, il se met à écrire avec son cœur. Le résultat est tout simplement la partie la mieux écrite et la plus émouvante de toutes les biographies de River Phoenix.

L'ambulance ne mit que trois minutes pour atteindre l'hôpital Cedars-Sinai. Le personnel médical fit tout ce qu'il put pour rappeler à la vie le corps maintenant sans vie de River. On lui ouvrit la poitrine pour faire un massage cardiaque. On lui brancha un respirateur et de multiples sondes. Néanmoins, River était déjà cliniquement mort à son arrivée à l'hôpital et son encéphalogramme resta plat.

Après seize minutes d'intervention frénétique, le docteur Paul Silka prononça le décès de River Jude Phoenix à 1h51 du matin. C'était la fin d'une vie remplie d'idéal et de promesses, qui changea la vie de tous les membres de sa famille, de ses amis, de ses collègues, de ses fans et même de ses futurs fans qui ne feraient pourtant qu'entendre parler de lui en raison de sa mort. Cela survint neuf minutes avant le passage à l'heure d'hiver. A deux heures, toutes les horloges perdraient une heure... mais River ne verrait pas cela. Son temps sur Terre était expiré.

Il n'y aurait pas de remise à l'heure de son horloge.

On ne ferait pas de seconde prise sur le plateau. On ne revivrait pas les soixante minutes qui venaient de s'écouler, pour un résultat entièrement différent...si seulement le scénario avait été modifié.

Si seulement...

Mais River n'était plus là et, pour lui, les rues d'Hollywood n'existaient plus.

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