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dans Rio's Attic:

Oregon

My Own Private Idaho

Gus Van Sant

Pink

Spunky Davis

Kurt Cobain

Felix Arroyo

Wile E. Coyote

Environment, Environmental Concerns, Green, Green Issues

Sasquatch
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
American EnglishEn Français

Pink

de Gus Van Sant
Première édition 1997


ISBN 0-385-48828-9 (broché, 260 pages)

Traitant de la culture d'aujourd'hui et de son obsession de l'image, des problèmes liés à la réalisation des films et de la mort prématurée de deux jeunes gens, Gus Van Sant a écrit ce roman du point de vue d'un personnage appelé Spunky Davis, un homme d'un certain âge, gay et originaire de Sasquatch, dans l'Oregon, qui tourne des publi-info («informmercials»).

Encombré de nombreux autres personnages, le roman tourne autour des rencontres de Spunky avec ses connaissances et ses amis. A la lecture du livre, il devient vite évident que ces personnages ressemblent à des personnes ayant réellement existé. Par exemple, Blake, une rock star qui s'est tragiquement suicidé, nous rappelle beaucoup Kurt Cobain.

Le réalisateur parle aussi avec beaucoup d'affection d'un autre de ses amis, une idole des moins de vingt ans, présentateur de pubs informatives, une jeune star nommé Félix Arroyo.

Je suis là, écroulé sur mon bureau. Une tasse de café instantané fume sous ma photo favorite de Félix Arroyo. C'est Félix qui a eu l'idée d'acheter l'Amazone, ainsi les compagnies d'abattage ne pourront pas couper la dernière grande forêt sur Terre. Félix disait beaucoup de choses pour quelqu'un qui venait d'avoir vingt ans. Mais il ne parle plus beaucoup et ça me rend triste.

Félix est allé une nuit au Thundermountain avec sa petite amie. Il avait emporté sa guitare avec lui pour jouer avec le groupe du club. Personne ne l'a vraiment reconnu parce qu'il avait l'air tellement différent en vrai de ce qu'il était à l'écran dans les pubs informatives. Il a commencé à se sentir mal et son frère et sa soeur l'ont sorti dehors pour qu'il respire de l'air frais. Et ce qui est arrivé ensuite, c'est qu'il s'est écroulé devant le Thundermountain.

La soeur de Félix s'est assise sur son ventre parce qu'il s'était mis à avoir des convulsions, là, dans le caniveau. Et elle a vu alors la lumière quitter ses yeux.

Le titre «Pink» (la couleur rose) se réfère au voyage dimensionnel qu'ont entrepris Jack et Matt, deux des amis de Spunky. Pink est une autre dimension tellement étrangère qu'il est difficile de la décrire mais elle devient apparemment plus facile à comprendre une fois qu'on s'y trouve. Pink a des niveaux dimensionnels variés, mais, au-delà de ceux-ci, il n'y a plus de réalité. Sauf pour la 7ème Dimension que les voyageurs de Pink ne comprennent pas et où ils ne se rendent pas.

L'auteur utilise différentes polices d'écriture pour indiquer que certaines sections du livre sont écrites du point de vue de différents personnages. On trouve aussi nombre d'esquisses de ces personnages réalisées par Van Sant. En outre, des notes de bas de pages parsèment tout le roman, comme des notes griffonnées sur un scénario, écrites, suppose-t-on, du point de vue de Van Sant lui-même. Au début, ces notes aident à situer la scène, décrivant par exemple les personnages, les relations et les événements importants. Malheureusement, il y en a en tout une soixantaine et, au bout d'un moment, elles courent le risque de distraire le lecteur.

Un des pensionnaires décrit une chose à laquelle il a pensé autrefois. Il est au bord des larmes. «J'ai pleuré quand j'étais assis devant la télévision et il y avait ce dessin animé - tu sais, celui avec le coyote...» Un autre pensionnaire parle. «Wile E. Coyote» dit-il. «Ouais, Wile E. Coyote et il court après l'oiseau et je suis assis là et j'ai réalisé que peu importe ce qui arrive à ce coyote, il est écrabouillé par le rocher (vue du coyote écrabouillé par le rocher)... envoyé dans l'espace (idem, le coyote est lancé dans l'espace). Explosé. Ratatiné. Pilonné... Je réalise que c'est moi. Je suis le coyote ... et le roadrunner, c'est la drogue. Et peu importe ce qui m'arrive, j'essaie encore la drogue, comme Wile E. Coyote, et je pleure d'avoir compris ça.


ISBN 0-571-19106-1 (couv. souple, 260 pages)

Personne, vraiment personne, semble-t-il, ne peut susciter chez les fans de River Phoenix des sentiments aussi variés et des réponses aussi contraires que Gus Van Sant. Maintenant que le réalisateur de My Own Private Idaho s'est tourné vers l'écriture, de telles discussions et disputes ne peuvent que s'intensifier. Ce livre pour adultes contient à la fois un langage cru et des descriptions détaillées des rencontres sexuelles des personnages. Et donc, l'abîme qui sépare les admirateurs de Van Sant de ses détracteurs continue de s'approfondir. Le lecteur aimera absolument chaque page du livre avec passion ou il le haïra de la même façon. Au sein des groupes qui discuteront du livre, il n'y aura probablement pas de juste milieu, de terrain de rencontre. Comme pour les films de Van Sant, semble-t-il.

Jack glisse ses mains dans le pantalon de Matt, son pantalon de pirate en forme de cloche, et allons-y. Il masse un petit peu l'entrejambe de Matt, puis s'énerve avec le pantalon qui le gêne, il le baisse, exposant le bas du corps de Matt, pâle et d'une forme harmonieuse.

Pendant ce temps, Matt caresse l'arrière de la tête de Jack qui fait son va-et-vient. Il l'appelle Félix !

«Félix...» gémit Matt. Ils sont en train de s'aimer mais ils ne sont pas amoureux.


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