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Diet For A New America

John Robbins

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Diet For A New America

(Un régime alimentaire pour une nouvelle Amérique)

de John Robbins

Deuxième Partie


ISBN 0-913299-54-5 (couv. souple, 423 pages)

La deuxième section du livre est la plus longue et la plus approfondie et c'est là que l'auteur examine en détail les résultats des plus récentes recherches médicales. Nous y apprenons que la décision d'adopter un mode vie végétalien se fonde souvent sur des préoccupations en faveur du bien-être des animaux mais aussi sur des raisons de santé personnelle. Pour la démonstration, nous est d'abord présentée la relation indubitable qui existe entre la consommation de matières grasses animales et le taux des décès dus aux maladies circulatoires.

Les sociétés dont les individus ont l'espérance de vie la plus longue sont les Vilcambas qui vivent en Equateur, dans les Andes, les Abkhaziens qui vivent en URSS, sur la Mer Noire, et les Hunzas qui vivent au nord du Pakistan, dans l'Himalaya.21 Les chercheurs ont découvert une «ressemblance frappante» dans les modes alimentaires de ces groupes, bien qu'ils soient dispersés sur la planète. Tous les trois sont soit totalement végétariens soit ils en sont très proches.22 Les Hunzas, le plus grand des trois groupes, ne mangent pratiquement pas de produits animaux. La viande et les produits laitiers ne contribuent ensemble qu'à 1,5 % du total de leurs calories.23

Particulièrement frappant pour les chercheurs qui ont leur rendu visite est le fait que ces peuples vivent non seulement très longtemps mais aussi qu'ils jouissent d'une vie riche et active jusqu'au bout, sans être affligés par les nombreuses maladies dégénératives qui touchent les personnes âgées dans nos sociétés.

Quand nous étions enfants, nous avons tous appris que les protéines sont une source importante de nourriture. L'auteur ramène le lecteur en arrière à l'époque où on nous enseignait ces leçons.

Je suis assis dans une classe à l'école primaire. L'institutrice nous présente un beau tableau de différentes couleurs et nous indique, à nous les enfants, qu'il est important de manger de la viande, de boire notre lait et de prendre plein de protéines. Je l'écoute et je regarde le tableau qui rend tout cela si simple. Je crois mon institutrice parce que je sens qu'elle- même croit à ce qu'elle dit. Elle est sincère. C'est une grande. En plus le tableau est joli et drôle à regarder. Ça doit être vrai.

Ce que j'entends, c'est que les protéines, c'est important. Les protéines. Des tas. Et vous ne trouvez des protéines de bonne qualité que dans la viande, les oeufs et les produits laitiers. C'est pourquoi ils représentent deux des quatre «groupes d'aliments de base» du tableau.

Bien sûr, ce n'est pas parce que le concept des «quatre groupes de base» a été recommandé par l'Office national des Oeufs, le Conseil national des Produits laitiers et l'Office national du Bétail et de la Viande qu'il est nécessairement faux. Ce n'est pas parce qu'il y a des VRP dans nos classes que les VRP mentent.

Mais il reste que leurs motifs sont un peu moins purs et leur «souci» de notre éducation un peu plus intéressé que nous ne le pensions. Cela pourrait jeter une ombre sur la sagesse qui consiste à accepter sans question les «vérités» qu'on nous enseigne. Cela peut vouloir dire par exemple que nous devrions consulter des sources moins orientées que l'Office des Oeufs ou celui de la Viande ou tous les autres qui font jouer des pressions politiques et économiques pour avoir ces très jolis tableaux qui ne disent que ce qu'on veut leur faire dire.

Le Conseil des Produits laitiers a dépensé des millions de dollars pour nous faire croire que l'ostéoporose peut être évitée en buvant davantage de lait et en mangeant davantage de produits laitiers. Mais la seule recherche qui puisse commencer à suggérer que la consommation de produits laitiers constitue une aide a été financée par le Conseil national des Produits laitiers lui-même.

Beaucoup d'histoires très inspirantes sont sorties de chez les chercheurs médicaux qui travaillent avec dévouement, chaque jour de l'année, à découvrir ce qu'on enseigne déjà. Au même moment, cependant, d'autres histoires sont tout sauf inspirantes. Il y a des intérêts puissants qui, profitant de la vente d'une nourriture riche en graisses saturées et en cholestérol, reconnaissent que les avancées dans la compréhension médicale ne sont pas à leur avantage financier. Et bien qu'ils n'aient été incapables de retarder le développement de la connaissance médicale, ils ont connu un succès remarquable en empêchant le grand public d'en recevoir les bienfaits, et, pour ce faire, ils ont employé toutes les ruses possibles dans leurs efforts afin que notre nation reste accrochée à sa nourriture riche en graisses saturées et en cholestérol. Ce que l'industrie du tabac est au cancer des poumons, ces industries le sont devenues pour les attaques cardiaques.

En lisant cela comme un scénario sorti tout droit de X-Files, nous découvrons qu'il existe au plus haut niveau une conspiration concernant la consommation alimentaire du grand public.

«Tout au long de ces années, le «lobby des graisses» - les industries de la viande, des produits laitiers et des oeufs ainsi que leurs alliés académiques et politiques - n'ont pas seulement influencé la politique nationale de produits alimentaires et d'alimentation, ils ont mis au point cette politique.»18

Beaucoup d'entre nous ont grandi en considérant le Conseil national des Produits laitiers comme une organisation bienfaisante dont le but était salutaire et pur. De même que la «Commission nationale pour l'Alimentation avec les Oeufs» a l'air d'une organisation de santé indépendante qui se soucie de notre bien-être, le nom du «Conseil national des Produits laitiers» nous semble impliquer un groupe impartial d'aînés qui se réunissent pour nous aider de leur sagesse et de leurs conseils. Quand ils nous disaient que le lait est «la nourriture naturelle la plus parfaite», nous les avons crus. Quand ils nous ont dit de boire un verre de lait à chaque repas, nous l'avons fait. Nous ne savions pas que c'était une organisation spécialement créée pour vendre au public américain autant de lait, et notamment de lait entier, que possible.

21 - Hur, Robin, Food Reform: Our Desperate Need (La réforme alimentaire : un besoin désespéré), Heidelberg Publishers, 1975, page 95

22 - Ibid, page 2, 95-6

23 - Leaf, A. National Geographic, 143:92, 1973

18 - Jacobson, M., preface to Hausman, P., cf note 3, pg 13-19


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