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dans Rio's Attic:

Diet For A New America

John Robbins

Vegan, Vegetarian, Vegetarianism

New Zealand

Pelorus Jack

Dylan Thomas
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
American EnglishEn Français

Diet For A New America

(Un régime alimentaire pour une nouvelle Amérique)

de John Robbins

Première Partie

«Si un animal fait quelque chose, nous appelons cela de l'instinct.
Si nous faisons la même chose pour la même raison,
nous appelons cela de l'intelligence.
»

- John Robbins


ISBN 0-913299-54-5 (couv. souple, 423 pages)

Dans les chapitres intitulés «Toutes les Créatures de Dieu ont une place dans le choeur» et «Brave nouveau poulet», l'auteur John Robbins examine au début de cette section le rôle joué par les animaux dans le monde d'aujourd'hui. Il étudie certaines histoires de comportement animal extrêmement inhabituel qui font chaud au coeur. Tellement inhabituel en fait qu'il est très difficile d'imaginer quelles peuvent être les motivations derrière les actions de ces animaux. En voici un exemple.

Pendant de nombreuses années, un dauphin a guidé les navires à travers le French Pass, un détroit à travers les îles d'Urville en Nouvelle Zélande. Encombré de récifs et parcouru par des courants très forts, ce dangereux passage fut le lieu de centaines de naufrages. Mais aucun ne survint pendant que Pelorus Jack était au travail. Inutile de préciser le nombre de vies qu'il a sauvées.

Il fut d'abord remarqué par des êtres humains quand il apparut devant une goélette de Boston nommée «Brindle», juste quand le navire approchait la French Pass. Quand des membres de l'équipage virent le dauphin qui bondissait sur l'eau devant le navire, ils voulurent le tuer - mais, heureusement, la femme du capitaine put les en dissuader. A leur grand étonnement, le dauphin se mit à guider le navire dans le chenal étroit. Et, pendant les années qui suivirent, il guida en toute sécurité presque tous les navires qui se présentaient. Il était si régulier et si digne de confiance que, lorsque les navires atteignaient l'entrée de la French Pass, ils le cherchaient et, s'il restait invisible, ils attendaient qu'il apparaisse pour les guider en toute sécurité à travers les récifs et les courants pleins de traîtrise.

En une malheureuse occasion, un passager ivre, à bord d'un navire appelé «Le Pingouin», sortit une arme à feu et tira sur Pelorus Jack. Les hommes d'équipage étaient furieux et quand ils virent Jack s'éloigner avec le sang jaillissant de sa blessure, ils en vinrent presque à lyncher le passager. «Le Pingouin» dut négocier le chenal sans l'aide de Pelorus Jack, de même que les autres navires qui se présentèrent au cours des semaines suivantes. Mais un jour, le dauphin réapparut, apparemment rétabli de sa blessure. Il était évident qu'il avait pardonné à l'espèce humaine, car il recommença à guider navire après navire à travers le passage. Cependant, quand «Le Pingouin» revint, le dauphin disparut immédiatement.

Pendant de nombreuses années, Pelorus continua à escorter les navires à travers la French Pass - mais jamais plus «Le Pingouin» et son équipage ne virent le dauphin. Ironiquement, «Le Pingouin» fit plus tard naufrage et un grand nombre de passagers et de membres d'équipage se noyèrent, alors qu'il naviguait - sans guide - à travers la French Pass.2

Une fois ouvert, on a du mal à reposer ce livre. Quand le lecteur l'abandonne un moment pour essayer de comprendre et de tirer une signification des nombreux messages qu'il fait passer, il devient clair peu à peu que l'impact des animaux, domestiques ou sauvages, sur notre vie quotidienne n'est pas suffisamment reconnu. Seul un livre comme celui-ci révèle l'étendue de notre dette envers le règne animal.

Des études sur les détenus de plusieurs prisons américaines montrent que presque aucun condamné n'a eu, étant enfant, un animal domestique. Aucun d'eux n'a eu l'occasion d'apprendre à respecter et à se soucier de la vie d'une autre créature et, ce faisant, à se sentir utile.

Mais ce comportement peut être modifié même chez des criminels. Une expérience réconfortante a été conduite avec des détenus à l'approche de leur libération en les autorisant à avoir des chats dans leur cellule. Le résultat ? Parmi ces hommes qui ont aimé et soigné leur chat, pas un seul n'a raté plus tard sa réinsertion d'homme libre dans la société.»6 Ceci dans un système pénal où l'on s'attend à ce que 70 % des détenus relâchés reviennent en prison.

Quand on considère les atrocités indicibles qui, à chaque seconde de chaque journée, sont infligées à des animaux, il est clair que notre dette n'a pas été payée.

Les mères dauphins s'occupent de leur petit pendant 18 mois et le lien entre la mère et l'enfant est profond et permanent. On sait que les dauphins de quatre à six ans recherchent et retrouvent leur mère dans un groupe quand ils ont sommeil ou qu'ils ont peur. Ces animaux sont si dévoués au bien-être de leurs compagnons qu'ils n'abandonneront pas un des leurs qui a l'air blessé ou angoissé même au prix de leur vie. Quand un petit dauphin est pris dans des filets à thons, sa mère parcourra des distances extraordinaires pour rejoindre son petit menacé. Une fois dans le filet, elle se serrera contre lui en lui chantant quelque chose. L'industrie thonière s'est rendu compte de ce fait en remarquant que la majorité des dauphins tués dans les filets étaient des femelles et des petits.35

Ayant établi que notre évaluation de l'intelligence animale était grossièrement sous-estimée, l'auteur tourne alors son attention vers les différentes espèces d'animaux de la ferme. Avant de s'occuper des cochons, des vaches et des moutons, il s'intéresse en premier lieu aux poulets et, ce faisant, nous émeut profondément quand il décrit les pratiques mises en oeuvre par l'industrie de la volaille.

«Ils sont littéralement jetés. Nous avons observé dans une couveuse comment les «tireurs de poulets» éliminaient les mâles de chaque plateau et les jetaient dans de grands sacs plastiques. Notre guide nous explique : On les met dans un sac et on les laisse s'étouffer.»10

Ce n'est pas une image de nature à réjouir le coeur d'une mère mais plus d'un demi-million de poussins sont traités de la sorte chaque jour de l'année aux Etats-Unis. Pendant le temps qu'il vous a fallu pour lire ce paragraphe, plus de 2 000 poussins mâles ont été jetés par des mains d'homme dans des sacs poubelle où ils étouffent parmi leurs frères, sans même qu'on leur reconnaisse le statut d'êtres vivants.

Et ce sont sans doute les plus heureux. Car pour les poussins autorisés à vivre, la «vie» qui suit est un vrai cauchemar.

Ainsi s'écroule la première des nombreuses suppositions incorrectes concernant le mode de vie végétarien. Le lecteur apprend qu'en raison des méthodes modernes d'élevage industriel, ce n'est plus le fait de tuer des animaux qui est le plus important, mais les conditions indicibles de la vie que ces animaux vont devoir mener.

Les animaux ne «donnent» pas leurs vies pour nous, comme le laisse penser un mensonge pieux. Non, nous prenons leurs vies. Ils combattent et luttent jusqu'à leur dernier souffle, comme nous le ferions à leur place. Le cochon amical et intelligent dont nous prenons la vie n'accepte pas simplement sa mort comme une phase nécessaire à la production de bacon. Et il n'attend pas son tour à l'abattoir en chantant son bonheur de devenir une saucisse de Francfort. Les poulets ne s'approchent pas du couteau qui les tuera en dansant et en chantant la joie que nous éprouverons à manger leurs cuisses. La douce et calme vache ne s'offre pas docilement au couteau. Elle se tord et mugit de toutes ses forces, même quand elle est suspendue la tête en bas avec une patte cassée par la tension.

Le poète Dylan Thomas nous exhorta jadis ainsi : «N'avancez pas sereinement dans cette nuit obscure.» Les animaux à qui nous prenons méthodiquement la vie par millions jour après jour auraient compris ce qu'il voulait dire. Ils ne s'avancent pas sereinement. Ils avancent en ruant et en hurlant, protestant avec des mugissements, combattant pour leur vie et appelant, jusqu'à la fin, pour être sauvés. Appelant quelqu'un, quelque part, le suppliant de les entendre.

Nous nous demandons si River pensait à ce paragraphe quand il a dit : «Les animaux ne peuvent pas vraiment donner leur avis. Alors, en quelque sorte, on a un peu l'impression d'être leurs porte-parole.»

2 - Récit adapté de Henkin B., «Eight Unusual Dolphin Incidents (Huit incidents inhabituels impliquant des dauphins)» dans Wallace I. et al., Book of List #2, Bantam Books, 1980, p.107-108 ; et Amory C., Cf note 1, p.14-15 ; et ailleurs

6 - Amberson, R., Raising Your Cat (Elever votre chat), Crown Publishers, 1969

35 - Regenstein, Lewis, The Politics of Extinction (La politique d'Extinction), Macmillan Publishing Co., New York, 1975, pgs 52-59

10 - Mason, J., and Singer, P., Animal Factories (Les Usines pour animaux), Crown Publishers, 1980, pg 5


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