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dans Rio's Attic:

The Mosquito Coast

Peter Weir

The Mosquito Coast (Novel)

Paul Theroux

Charlie Fox

Emily Spellgood

Reverend Spellgood

Honduras

Massachusetts

Allie Fox

Mr Polski

Jeronimo
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
American EnglishEn Français

The Mosquito Coast

(La Côte des Moustiques)

de Paul Theroux
Première édition 1981


ISBN 0-7089-8064-3 (broché, 575 pages)

Publié pour la première fois en 1981, ce roman sera porté à l'écran par le réalisateur Peter Weir en 1986 avec le film The Mosquito Coast.

En près de 600 pages, le lecteur s'offre le luxe de pouvoir passer bien plus de temps avec la famille Fox que ne peut le faire le cinéphile. Par exemple nous en apprenons davantage sur la vie de la famille Fox au Massachusetts, avant qu'elle ne parte au Honduras, alors qu'ils habitent près de l'exploitation d'asperges de Polski, l'agriculteur.

«Ce qu'il y a, dit Polski, c'est beaucoup trop d'asperges cette année. Voilà ce qu'il y a.
- Vous les cueillez trop vite ou vous les vendez trop lentement ?
- Moi, je ne les vends pas du tout - mais les autres, si - Voilà pourquoi les prix sont bas.
- Ecoutez, votre métier, c'est de stocker ou de vendre ? Je vous le demande parce que je n'y connais rien. Je suis un homme à tout faire, pas un économiste.
Toujours accroupi sur le tabouret, Polski tourna son visage tiré vers Papa et dit d'une voix aigre et méfiante : «Je vends quand les prix montent - pas avant. Et pendant ce temps, toute asperge coupée est stockée au froid.»
Papa dit : «C'est la chose la plus minable et la plus pourrie que j'ai jamais entendue.
- C'est les affaires.
- Alors c'est des affaires malhonnêtes. Vous organisez la rareté des asperges - bien qu'on n'en manque pas. Alors le prix monte - bien que le prix d'origine soit plutôt juste. Bon, ce n'est pas aussi mal que d'attaquer une banque, mais c'est mal quand même. Je dirais que c'est du même niveau que de voler les troncs pour les pauvres.» Papa se dressait devant Polski et souriait horriblement. «Et qu'est-ce que vous gagnez avec ça ? Quelques billets, une nouvelle salopette, une montre en fer blanc qui brille la nuit - peut-être une ou deux vieilles guimbardes. Vous pensez que ça vaut le coup ?
- Tout agriculteur digne de ce nom surveille le marché» dit Polski, en entourant ses genoux de ses bras.
«Surveiller, c'est une chose, tripatouiller, c'en est une autre» répondit Papa.

Le film suit de près le livre, tout écart provenant du budget de tournage très serré. Ainsi, comme dans le film, le Révérend Spellgood voyage avec la famille Fox des Etats-Unis au Honduras, mais ensuite, il n'est plus mentionné avant la fin de l'histoire. C'est un autre missionnaire qui visite la colonie récemment construite pour y prêcher l'Evangile.

En outre, on a l'impression que le village de Jeronimo montré à l'écran ne peut rivaliser avec celui du roman. Dans ce dernier, la famille Fox arrive à pied dans le village qu'elle vient d'acheter et le quitte de la même manière une fois que leur refude dans la jungle a été détruit.


ISBN 0-14-006089-8 (couverture souple)

Cependant, dans le film comme dans le livre, c'est Charlie, le fils aîné, qui raconte de son point de vue l'histoire de «The Mosquito Coast».

J'ai passé le reste du temps à pêcher avec elle derrière moi. J'ai pris quelques poissons plats, pleins d'arêtes, et un avec des nageoires raides et dressées comme des ailes.
Emily dit : «Je dois aller aux toilettes.»
Je suis devenu tout rouge. J'ai fait semblant d'avoir un problème avec ma ligne et j'ai commencé à m'en occuper.
«Tu as une petite amie, Charlie ?»
J'ai répondu que non.
«Je pourrais être la tienne.»
Elle avait l'air triste, ordinaire et seule. Elle était un peu plus grande que moi. J'ai dit d'accord, mais ça devait rester un secret. Elle m'a touché la jambe et l'a serrée. C'était la première fois qu'une fille me touchait et ma jambe s'est détendue si brusquement que j'ai pensé qu'elle allait sortir de la chaussette. Elle a agrandi ses yeux et m'a dit dans un murmure : «Maintenant je vais aux toilettes pour penser à toi.»

Tous les personnages qui apparaissent dans le film sont présents ainsi que certains autres qu'on ne voit pas à l'écran.

Drainy était un garçon aux yeux exorbités avec la tête rasée et les dents écartées. Il avait une collection de petites voitures et de petites bicyclettes faites avec le fil de fer de nos cintres. Alors qu'il jouait avec Jerry, j'ai trouvé quelques-uns de ces jouets en fil de fer et je les ai fait rouler par terre. Papa me demanda ce que c'était.
Je lui ai montré. Ils étaient faits ingénieusement. Ils avaient des parties qui bougeaient et l'un d'eux ressemblait à un tricycle dans le moindre détail, avec les pédales et les roues.
Papa était fasciné par tout ce qui était mécanique. Il s'est assis et les étudia. Après avoir médité dessus pendant plusieurs minutes et les avoir essayés, il dit : «Ils ont été faits avec des instruments très perfectionnés. Regarde comment le fil est tortillé et épissé. Il n'y a pas du tout de soudure et les angles et les courbes sont exécutés à la perfection.
Il me regarda et cligna de l'oeil.
«Charlie, dit-il, je pense que quelqu'un nous cache des outils. Je me suis trompé sur ces gens. Je pourrais utiliser cette sorte d'outils de précision qui a servi à faire cela.» Il les montra à M. Maywit qui dit, bien sûr, c'est à Drainy. Drainy fut appelé à la Galerie.
«Où tu les as eus ?» demanda Papa.
- Je faire eux.
- Prend ton temps, fils, dit Papa. Je veux que tu me montres exactement comment tu fais. Je vais te donner du fil de fer. Maintenant tu prends tes outils et tu m'en fais un.»
Papa donna au garçon quelques torons de fil de fer mais Drainy ne bougea pas. Il les prit sans rien dire dans ses mains sales et se suçota les dents.
«Tu ne veux pas me montrer tes outils ?»
M. Maywit donna au garçon une tape sur l'épaule.
«Moi pas avoir d'outils»
Papa dit : «Alors tu ne peux pas les faire, après tout.
- Si», dit Drainy. Il s'accroupit et prit le fil entre ses dents et en le mâchant et en le tirant dans les espaces entre ses dents comme un fil dentaire et en le rongeant comme un os à moelle, il forma une roue dentée et la tendit pour que Père l'admire.
M. Maywit fut si excité qu'il en bredouilla : «Y les fait 'vec 'es dents !»

Les enfants de Jeronimo attachent une grande importance à l'Arpent, un endroit brièvement mentionné dans le film. Là, dans la jungle, à une courte distance du village, les enfants ont construit en secret un petit camp bien à eux où ils peuvent s'amuser loin de la tyrannie de leur père. Au bord d'un trou d'eau douce, ils se construisent des cabanes, des balançoires, des hamacs et, loin des responsabilités du travail à Jeronimo, ils apprécient le plaisir de pouvoir se comporter comme des enfants.


«Non ! Papa ne comprendrait pas. Ne dites rien à Papa ou à qui que ce soit au sujet de l'Arpent.»

Ici, ce n'est pas Jeronimo» ai-je dit. «C'est notre Arpent et on a nos propres règles.»
C'était le bonheur de l'Arpent - on pouvait y faire ce qu'on voulait. Là, on avait notre argent, notre école et notre religion et des pièges et du poison. Pas d'inventions ni de machines. On pouvait faire semblant d'être des écoliers ou on pouvait vivre comme des Zambos. Ce jour-là en était un bon exemple. Drainy proposa qu'on enlève tous nos habits et il ôta son short pour montrer qu'il était sérieux. Alors Peewee a fait pareil, puis Clover et tous les autres. Alice a passé sa robe par dessus sa tête et enlevé sa culotte et j'ai ôté mon short. Tous les huit, on était là, ricanant et tout nus, mais j'avais honte, alors j'ai sauté dans la mare et j'ai fait croire que je voulais nager pendant que les autres se comparaient et se trémoussaient. Alice était au bord du trou.
«T'a d'jà vu une satte ?»
Elle s'est agenouillé avec les genous écartés et se pinça les replis noirs avec les doigts et pendant un instant j'ai pensé que j'allais me noyer.


ISBN 0-14-081454-X
(édition de poche, 58 pages)

Une version abrégée du livre, adaptée pour les jeunes lecteurs, est également disponible. Elle laisse de côté quelques-uns des événements les plus effrayants qui touchent la famille Fox. Pourtant, de manière surprenante, ce n'est que dans le film qu'on a supprimé la fin macabre d'Allie à la conclusion de l'histoire.

Destiné au travail en classe ou à l'étude à la maison, ce livre de poche de Penguin contient également des exercices de vocabulaire, de compréhension, de discussion et de rédaction.

Notre seul regret après avoir lu ce livre passionnant est d'avoir découvert que l'immortelle réplique de River à la fin du film ne figure pas dans le roman.

«Autrefois, j'ai cru en mon père et le monde paraissait vieux et rétréci.
Aujourd'hui qu'il nous a quittés, je n'ai plus peur de l'aimer.

Et le monde apparaît sans limites.»


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