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The Hollywood Book of DeathLe Livre des Morts d'HollywoodDe Rudolph Valentino et Clara Bow
de James Robert Parish | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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La réticence à attraper un livre sur l'étagère atteint de nouveaux sommets quand sont fièrement étalés sur la couverture et le dos de ce livre des mots tels que «morbide», «macabre» et «sordide». On se résigne presque au fait que le contenu est forcément prévisible et d'une lecture très contestable. Aussi est-ce une grande surprise de découvrir que ce livre n'est pas mauvais du tout. |
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Au cours des dernières décennies, la vie de nombreux et éminents hollywoodiens s'est achevée dans un excès de substances hallucinogènes - Wallace Reid, Barbara La Marr, John Belushi et Chris Farley pour n'en citer que quelques-uns uns. Aujourd'hui, l'industrie du spectacle et le public sont presque habitués à ces départs prématurés. Mais dans le cas du talentueux acteur River Phoenix, ce fut impossible. Le triste et public salut final de River fut particulièrement difficile à accepter. Non seulement cet acteur blond aux yeux bleus avait donné des performances de grande valeur mais, avec son visage très expressif, il possédait le potentiel d'un grand d'Hollywood. |
Les pages concernant River sont plutôt écrites avec considération et, au moins au début, elles sont équilibrées. La qualité du chapitre retombe quelque peu avec l'importance excessive accordée aux évènements du 30 octobre 1993, décrits de manière trop détaillée. Mais on pouvait sans doute s'y attendre étant donné le titre du livre. En revanche, ce qui était moins attendu, c'est la description réaliste des diverses techniques de réanimation mises en oeuvre cette nuit-là par l'équipe médicale.
Les autres faits rapportés ailleurs sont plus familiers. Comme dans tant d'autres compilations sur les stars, il n'est pas très surprenant que la biographie écrite par John Glatt soit mentionnée comme une des sources principales dans la section bibliographique.
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A la différence de nombreux autres acteurs émergeants, River était très timide et détestait la publicité. Il acceptait son succès agrandissant avec réticence, satisfait qu'il lui procure au moins de quoi nourrir sa famille. Au début des années 90, Phoenix arrêta de jouer et rentra en Floride pour vivre à Gainesville, d'abord avec sa famille puis tout seul. Pendant un moment, il se fit appeler Rio. Il forma avec sa soeur Rain un groupe appelé Aleka's Attic dans lequel il chantait, jouait de la guitare et écrivait les chansons. Il restait un écologiste convaincu et un activiste des droits des animaux, tellement concerné par le recul de la forêt tropicale qu'il en acheta lui-même des hectares au Costa Rica pour la sauver du progrès. |
Avec d'autres sections du livre traitant ouvertement d'accidents fatals sur le modèle de ceux de James Dean et de Brandon Lee ou de suicides et trépas mystérieux allant de pair avec les victimes de meurtre comme Phil Hartman et Sharon Tate, c'est un soulagement de voir que le traitement réservé à River est très léger. Et, point positif, si les milliers de lecteurs du National Enquirer, amateurs de sensationnel à la recherche de leur dernière ration de scandales sinistres, choisissent de lire ce livre, pour au moins quelques instants ils iront au-delà de la une et en sauront plus sur un jeune acteur et son âme noble et sensible.
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Pour le film inachevé Dark Blood, il fut décidé qu'il restait trop à faire et on le laissa en l'état. La compagnie d'assurance qui avait dû indemniser les financiers du film inachevé, attaqua la succession Phoenix en justice. L'assureur fondait sa plainte sur l'allégation que River n'avait pas dit la vérité sur sa consommation de drogue dans le questionnaire médical du contrat. Mais, puisque ce formulaire n'ait pas été signé, la plainte ne fut pas jugée recevable. |
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