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dans Rio's Attic:

Paramount Studios/Pictures

Los Angeles

The Mosquito Coast

Indiana Jones and the Last Crusade

Harrison Ford

Indiana Jones

Belize

Charlie Fox

Helen Mirren

New York

Star Wars

Robert Sellers

Harrison Ford: A Biography

The Fugitive

Wisconsin

Dead Heat on a Merry-go-round

American Graffiti

Apocalypse Now

Blade Runner

Raiders of the Lost Ark

Han Solo

George Lucas
Pour célébrer River Phoenix, sa vie et son temps.
American EnglishEn Français

Harrison Ford: A Biography

de Robert Sellers
Première édition 1993


ISBN 0-7515-1131-5 (couv. souple, 326 pages)

Publiée peu avant la mort de River, cette biographie s'attache à la carrière d'Harrison Ford jusqu'au film Le Fugitif. L'auteur y fait de son mieux pour dévoiler les premières années de Ford, une période que la star a toujours préféré garder pour lui. Malgré tout cependant, nous apprenons un événement particulier qui le concerne alors qu'il avait à peine vingt ans.

Une vieille Volvo cabossée est alors la prunelle de ses yeux. Un matin Ford s'aperçoit qu'il a oublié de mettre sa ceinture de sécurité et, en essayant d'attraper la boucle sur son crochet, il perd sa concentration quelques instants. Pour ne rien arranger, il négocie au même moment un virage sans visibilité. Il perd le contrôle de la voiture qui heurte la bordure élevée, rebondit et retombe sur deux roues avant d'embrasser un poteau téléphonique par l'avant.

Ford est projeté contre le volant mais, n'ayant pas perdu conscience, il peut se glisser hors du véhicule. Heureux d'être en vie («mais j'avais vraiment l'air amoché»), la silhouette sanglante de Ford reste immobile à regarder l'épave fumante de la Volvo, les roues en l'air, tandis que les automobilistes se succèdent sans s'arrêter. Chacun d'eux, avec précaution mais sans pitié, manoeuvre pour éviter la voiture accidentée avant de reprendre la route. «Alors je suis juste resté là jusqu'à ce que finalement quelqu'un s'arrête et m'emmène à l'hôpital.»

Une lettre type des Studios Paramount fut tout ce qui poussa la famille Phoenix à partir vers l'ouest, en Californie. Ford n'eut même pas cette bonne raison quand il entreprit le même voyage quinze ans plus tôt.

La seule chose que Ford sache à propos du métier d'acteur, c'est que pour réussir il doit se trouver soit à Los Angeles soit à New York. Il doit prendre sa décision rapidement car la neige commence à tomber en certains endroits du Wisconsin. Pour se décider, il recourt aux services d'une pièce de monnaie et s'en remet au sort - pile il va sur la côte Ouest, face sur la côte Est. Il lance la pièce en l'air. Face. Ford n'aime pas tant que ça New York - «Je vais mourir de faim et de froid» - alors il continue de lancer la pièce jusqu'à ce qu'elle retombe sur pile. Certains appelleront cela tricher, mais vous ne pouvez pas contester le fait qu'il ait pris la bonne décision. C'est amusant de spéculer sur ce qu'il serait arrivé à Harrison Ford s'il avait agi selon le résultat du premier lancer et était parti braver le froid de la Grosse Pomme, mais Los Angeles constitue certainement le meilleur choix. Pour tout acteur qui débute, la vie peut être dure, du travail et un revenu régulier sont difficiles à trouver, alors qui voudrait en plus avoir froid et affronter la pauvreté ? «La misère est moins dure au soleil que sous la neige - De toute façon, c'était mon avis. Alors on a chargé tout notre barda dans la Volkswagen, on est partis et on ne s'est pas arrêtés avant de voir le Pacifique.»

Commençant par Dead Heat on a Merry-go-round, le livre passe en revue chacun des films de Ford. D'abord American Graffiti, Apocalypse Now et Blade Runner puis les films qui ont fait connaître le nom d'Harrison Ford - Star Wars et Les Chevaliers de l'Arche Perdue.

River a-t-il harcelé sans arrêt ses parents pour qu'ils l'emmènent voir la Guerre des Etoiles comme n'importe quel enfant en 1977 ? Sûrement pas. Alors qu'il vivait dans le dénuement dans un pays étranger et étrange, la nourriture et un abri étaient les seules choses de valeur pendant ces sombres jours. Cependant la famille connut un sort plus favorable au début des années 80 et nous pouvons nous demander si, quand il regardait les aventures de Han Solo et d'Indiana Jones au cinéma du coin, le jeune River se rendait compte qu'il rejoindrait bientôt Ford sur le grand écran seulement quelques années plus tard.

Weir distribue les autres acteurs avec soin. Pour Maman, la patiente épouse de Ford, il choisit la très respectée Helen Mirren. L'enfant de quinze ans qu'est River Phoenix apporte au rôle de Charlie une combinaison convaincante d'adoration du héros et de désillusion. Pendant le tournage, Ford et Phoenix se lient, en partie parce que l'adolescent ne traite jamais son aîné avec un respect excessif. «Harrison a les pieds sur terre, un homme très logique. Très intelligent - Pratique. Gardant le contrôle. Très concentré.» Quand il joue plus tard le jeune Indiana Jones, la critique et le public remarquent tous les deux la ressemblance frappante entre les deux acteurs ; ils auraient presque pu être père et fils dans la vie réelle. Au Belize, la star transmet sa sagesse domestique au jeune garçon. «Garde la tête sur les épaules. C'est juste un boulot.» Rien ne traduit mieux la philosophie personnelle de Ford sur le statut de star.

A la fin des années 1980, Harrison Ford a tourné dans presque trente films et téléfilms. Avec la série de Star Wars derrière lui, Ford sent qu'il était temps d'amener à son terme une autre trilogie. Ce projet donne à Harrison Ford et à River l'occasion de travailler ensemble pour la deuxième fois. Ce sera la dernière.

L'Utah, en 1912, est l'endroit où se déroule le prologue de la Dernière Croisade, dans lequel le jeune Indy combat un groupe de voleurs à bord d'un train plein d'animaux de cirque. S'agissant de sa structure comme de sa forme, cette troisième ouverture suit de près l'exemple établi par ses aînées, notamment en commençant par une mise en appétit excitante. On avança différentes idées pour un début explosif, mais elles furent toutes considérées comme usées et creuses par rapport à leurs devancières. Au milieu des os brisés et de la furie de l'action, ces prologues nous ont toujours appris quelque chose sur notre héros. Mais c'est là que résidait le problème : les scénaristes n'ont plus rien à dire de nouveau, semble-t-il. Jusqu'à ce que George Lucas arrive avec l'idée de montrer Indy en adolescent. Le choix de River Phoenix (qui joue le rôle avec tout le charme narquois de Ford) conduit inévitablement la presse à spéculer que le sale gosse a été dressé pour marcher dans les pas de Harrison. D'ailleurs, quand Phoenix joua le fils de Ford dans The Mosquito Coast, on souligna justement leur ressemblance. Bien qu'ayant été consulté, Ford n'influence pas la décision mais de manière évidente il est satisfait du choix.

Pour aider Phoenix avec les intonations et les expressions physiques d'Indy, Spielberg utilise les services de l'article original. Pendant une semaine, Ford est libre de faire répéter son rôle au jeune homme et de le diriger. «Je voulais être sûr qu'il fasse les bons gestes» commenta Ford. La scène d'ouverture, jugée par certains critiques comme le moment le plus inventif du film, est du meilleur Spielberg. C'est une séquence magique qui a du souffle, qui explique avec économie et avec humour les origines des caractéristiques mythiques d'Indiana - sa haine des serpents, sa cicatrice au menton, sa dextérité au fouet et son chapeau mou d'aventurier breveté.

En refermant le livre, on est persuadé que River avait raison quand il décrivait Harrison Ford comme un homme très intelligent. C'est effectivement un homme très intelligent. C'est un homme qui a lentement accumulé l'expérience de toute une vie et un homme qui peut nous donner à tous des avis utiles.

Ce que Ford trouvait le plus irritant, et ce qui l'irrite toujours d'ailleurs, c'est l'idée en elle-même de l'adoration du héros par le public. «Ce qui me gêne dans notre culture, c'est l'obsession du succès et de la célébrité, la recherche incessante de héros. Je ne crois pas qu'en adoptant des héros au cinéma et en centrant nos vies sur eux, on en retire un quelconque bénéfice.»


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